Vendredi 21 SEPTEMBRE 2018 : REQUIEM DE BRAHMS, FESTIVAL D’ART SACRE D’ANTIBES

Version pour chœurs, solistes et piano à quatre mains

Cathédrale d’Antibes, 21 h

Ensemble vocal «Musiques en Jeux», direction Alain JOUTARD

Sabrina COLOMB (soprano), Richard RITTELMANN (baryton)

Laetitia GRISI et Julien MARTINEAU (piano)

Réservations :

Billetterie / Office de Tourisme et Palais des Congrès. 42, avenue Robert Soleau à Antibes / 60, chemin des Sables à Juan-les-Pins

+33 (0)4 22 10 60 10 / 01

https://ticketing.antibesjuanlespins.com//fr/meeting/779/johannes-brahms-un-requiem-allemand/cathedrale-d-antibes/21-09-2018/21h00

« Je me suis livré à une noble occupation : arranger mon oeuvre immortelle, afin qu’elle fasse à son tour les délices des âmes à quatre mains ». C’est en ces termes que Brahms s’adresse à son éditeur en 1869 après avoir réalisé une réduction pianistique de son monumental Requiem Allemand, créé l’année précédente  sous sa direction en 1868, Cette version, proposant donc une réduction pour piano de la partie orchestrale réalisée par le compositeur lui -même, sera créée à Londres avec un choeur de trente chanteurs et contribuera à accroitre la renommée de la composition musicale.

Cette oeuvre est  un hommage à Schumann, qui  était émerveillé par le génie créatif de Brahms et qui avait  toujours soutenu et encouragé les débuts de carrière du jeune compositeur. Brahms dédie aussi ce requiem à sa mère, décédée en 1865.

Brahms réorganise des textes en allemand, issus de l’Ancien et du Nouveau testament, donnant ainsi à son oeuvre un sens philosophique et poétique très personnel, à travers une réflexion du compositeur sur le sens de la vie et la mort. Il souhaitait intituler son oeuvre : « Un Requiem Humain » pour souligner, par delà les différentes confessions religieuses, la portée universelle de son message. Brahms a cherché avant tout  à faire « une oeuvre de consolation pour ceux qui souffrent », s’adressant avant tout aux vivants, loin de tout discours dogmatique liturgique.

La composition musicale  se déployant avec une grande ampleur sur sept mouvements donne une part prépondérante aux parties chorales. Elles font souvent référence à des partitions de musique ancienne étudiées et dirigées par Brahms avec passion dans les années 1850-1860 : Haendel pour le style choral, Bach pour la fugue et le contrepoint mais aussi Schutz pour la peinture sonore et l’expressivité mélodique. Deux solistes interviennent également dans le discours musical : la supplique d’un baryton solo (« Seigneur, apprends-moi qu’il doit y avoir une fin à ma vie ») dans le troisième mouvement, et une nouvelle intervention  de ce chanteur dans le sixième mouvement, annonciatrice de la bonne nouvelle : « Nous ne mourrons pas tous mais nous serons transformés en un clin d’oeil ».

Le cinquième mouvement, ajouté après la première création, met en valeur l’intervention d’une soprano solo qui tisse de douces arabesques mélodiques alors que le choeur, en contrechant, chante la consolation (« Je vous consolerai comme une mère console son enfant »).

Brahms compose avec son Requiem le chef-d’oeuvre de la musique religieuse du 19ème siècle, élevant ainsi la qualité de sa création musicale au même niveau qu’un autre grand chef d’oeuvre du 18ème siècle: la Messe en Si de Jean Sébastien Bach.

Alain Joutard

Lire aussi l’interview d’Alain Joutard dans le Nice matin du 20/09/18

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