SAMEDI 16 DECEMBRE 2017 – 14h 30 SACRE CONCERT ! Festival de Musique et de Chants sacrés de Carros

« …Appels et répons entre toutes ces présences, toutes ces voix, ne sauraient avoir de cesse : ils forment l’invisible tissu musical qui les relie les uns aux autres, qui les fait coexister dans le grand unisson, le grand tutti par qui la création n’en finit pas de se révéler et de se renouveler… »

François Cheng

Le programme « Sacré Concert » présenté par « Musiques en Jeux »s’inscrit, pour prolonger la citation de l’écrivain et poète François Cheng, dans « l’invisible tissu musical » qui relie et fait dialoguer oeuvres et compositeurs, au-delà des espaces temporels qui les séparent et des singularités qui les distinguent.

 

Ainsi, participent d’un même élan vers « un grand unisson, un grand tutti » le compositeur espagnol Tomas Luis de Victoria (1548-1611) et le compositeur français Francis Poulenc (1899-1963), célébrant tous deux le mystère de la nativité : O Magnum mysterium.

 

Gabriel Fauré (1845-1924) compose à 19 ans son Cantique de Jean Racine, l’une de ses pages de musique sacrée les plus célèbres avec son Requiem. Une musique du XIXème siècle donne ainsi  ses belles couleurs harmoniques à un texte  d’un grand écrivain du XVIIème siècle, Jean Racine, qui fait le choix de paraphraser un texte datant du Moyen Age.

 

Le texte latin Ave Verum, écrit au XIVème siècle, met en résonance les musiques de l’anglais William Byrd (1539-1623) et de l’autrichien Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791), et nous ramène aussi au chant des pèlerins prenant la route de Montserrat en Catalogne pour célébrer la Vierge de l’ Abbaye en entonnant le Mariam Matrem.

 

Les bergers cheminent également vers la crèche dans la partition de L’enfance du Christ d’Hector Berlioz (1803-1869), et parcourent les pages de la musique de Francis Poulenc : Quem Vidistis Pastores.

 

Le Geistliches Lied (chant sacré) du compositeur allemand Johannes Brahms (1833-1897) est la prière sereine et lumineuse d’un jeune musicien de 23 ans qui nourrit son écriture musicale sur le modèle des maîtres anciens de la Renaissance, faisant ainsi écho à Byrd et à Victoria.

 

Les mélismes d’Ubi Caritas, propres à la fluidité de l’écriture musicale de Maurice Duruflé (1902-1986), retrouvent là encore un dessin mélodique très ancien, le chant grégorien, et s’entrecroisent avec ceux du compositeur Olivier Messiaen (1908-1992) dans son O Sacrum convivium.

 

Enfin, Jean-Louis Luzignant offre à « Musiques en Jeux » son talent de compositeur pour tramer un très beau tissu musical reliant Noëls populaires français, anglais et provençaux.

 

 

Alain Joutard

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